L’année dernière, la société fondée par Jeff Bezos s’est distinguée en faisant atterrir et en réutilisant plusieurs fois son lanceur New Sheperd. Elle prévoit maintenant de réaliser les premiers essais habités de son lanceur suborbital d’ici un an selon Erika Wagner, responsable du business development.

Assurer la sécurité des passagers est une priorité pour Blue Origin, il n’y aura donc pas de précipitation dans le calendrier et les équipes devront maitriser totalement la performance de leur système avant que des humains puissent réaliser des tests. La devise de Blue Origin “gradatim, ferociter”, qui signifie “pas à pas, férocement”, illustre parfaitement ce souhait de progresser continuellement tout en gardant la maitrise. Wagner précise que le “nombre de vols d’essai n’a pas d’importance mais que la performance vient du niveau de connaissance dans un système”.

En effet, en plus du lanceur suborbital actuel New Sherperd, les équipes de Blue Origin travaillent maintenant sur le développement d’un lanceur lourd, New Glenn. Il devrait être prêt pour 2020 et permettre des missions vers la Lune ou Mars.

La réutilisation des lanceurs est un sujet sur lequel Space X, la société d’Elon Musk, a également eu des accomplissements en faisant atterrir plusieurs lanceurs Falcon 9. Pour le moment, aucun n’a été réutilisé mais cela est prévu dans les prochains mois. Malgré cette compétition entre Blue Origin et Space X pour devenir la première entreprise privée à envoyer des humains en orbite, la sécurité des individus demeure la priorité. Erika Wagner explique d’ailleurs que Blue Origin a suivi les standards établis par la NASA en termes d’intégration d’humains aux missions spatiales et ainsi se conformer au plus haut niveau d’exigence.

Armons nous encore d’un peu de patience, mais préparons nous à suivre prochainement les aventures des premiers vols habités sur des lanceurs réutilisables. Pas à pas, férocement.

Posted by Christophe

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